Pelissanne, Ville en Transition, c’est à nous de décider !

15 novembre 2019 | Environnement

Réunir Pélissanne était dans la presse locale ces dernières semaines. Trois articles dans Le Régional et La Provence ont rappelé la manière dont le maire de Pélissanne nous a banni des salles municipales et comment il traite nos conseillers municipaux. Déséquilibre honteux dans le traitement des associations politiques de notre ville, fausses informations diffamatoires diffusées en plein conseil municipal où, quand les conseillers municipaux d’opposition veulent s’exprimer, on leur coupe le micro ! Bel exemple de pratique de la démocratie !

Bonne lecture !

 

Qu’est-ce qu’une ville en Transition ?

 

Le mouvement de Transition est né en Grande-Bretagne en 2006 dans la petite ville de Totnes. L’enseignant en permaculture Rob Hopkins avait créé le modèle de Transition avec ses étudiants dans la ville de Kinsale en Irlande un an auparavant. Il y a aujourd’hui plus de 2 000 initiatives de Transition dans le monde, en 50 pays, dont 150 en France, réunies dans le réseau International de la Transition.

Il s’agit d’inciter les citoyens d’un territoire (bourg, quartier d’une ville, village…), à prendre conscience, d’une part, des profondes conséquences que vont avoir sur nos vies la convergence du pic du pétrole et du changement du climat et, d’autre part, de la nécessité de s’y préparer concrètement. Il s’agit de mettre en place des solutions fondées sur une vision positive de l’avenir et qui visent à :

·        réduire fortement, individuellement et collectivement, la consommation d’énergie d’origine fossile et nos émissions de CO2

·        renforcer la résilience de nos territoires, leur capacité à absorber les chocs à venir, par une relocalisation de l’économie (alimentation, ENR…)

·        renforcer les liens, les solidarités et la coopération entre l’ensemble des acteurs du territoire

·        acquérir les compétences qui deviendront nécessaires au renforcement de notre autonomie

Dès lors, chaque groupe local de Transition trouvera par lui-même les solutions qui lui conviennent en fonction de ses ressources et de ses enjeux. Il n’y a pas de réponse toute faite. Le modèle de Transition offre un cadre de travail cohérent mais non coercitif. Le fonctionnement des groupes est horizontal et participatif.

Une initiative de Transition est une sorte de catalyseur de “toit” commun qui a pour objectifs de :

·        mettre en place des actions concrètes (achats locaux et collectifs, jardins partagés , monnaie locale, Incroyables comestibles, repair cafés, recyclerie, fête, conférences…) souvent à partir de projets dormants

·        soutenir et valoriser les réalisations portées par d’autres (associations, Agenda 21, entreprises…)

·        encourager et favoriser la convergence entre les initiatives citoyennes et entre ces initiatives et les actions des pouvoirs publics sur les territoires

Pourquoi agir localement?

·        parce que l’économie devra inévitablement se re-localiser en grande partie

·        parce que c’est le niveau auquel les citoyens peuvent inventer des solutions bien adaptées à leur réalité et passer à l’action

·        parce que c’est près de nous se trouvent les gens, les ressources et les solidarités pour agir

·        parce qu’il n’y aura pas de lois magiques qui tomberont du ciel, ni de sauveurs bienveillants qui résoudront nos problèmes à notre place

La démarche des initiatives de Transition est résumée dans le Manuel de Transition. Cette démarche consiste à aider les habitants d’un territoire à définir ensemble leur avenir et les solutions qu’ils souhaitent mettre en place. La première étape consiste à établir une vision commune qui dédramatise la mutation à venir et fournit la motivation nécessaire pour s’engager dans un profond processus personnel et collectif de changement. Nous devons atteindre rapidement la masse critique qui va nous permettre de sortir par le haut de cette “crise”.

Nous ne savons pas si ça va marcher, mais nous sommes convaincus que :

“Partout dans le monde, des histoires de gens ordinaires qui font des choses extraordinaires ont été collectées. Des petits territoires et des communautés locales impriment leur propre monnaie, produisent de plus en plus leur nourriture et leur énergie, relocalisent leur économie… Une idée, celle des Transition towns, qui se propage à grande vitesse, une expérimentation sociale optimiste qui propose des réponses et des solutions en ces temps d’incertitude. Dans un monde inondé de tristesse, voici des histoires pleines d’espoir et d’ingéniosité, et de tous ces petits moments qui arrivent quand on plante des légumes à des endroits inattendus”

Source de l’article : entransition.fr https://www.entransition.fr/2016/04/20/presentation/ – more-10584

 

Pelissanne ville pilote :

 

Connaissez-vous la légende du Colibri si chère au visionnaire Pierre Rabhi ?

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : “Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! “.

Et le colibri lui répondit : “Je le sais, mais je fais ma part.”

 

Bref, même infime, ce minuscule pouvoir sur l’avenir de notre planète qui est entre nos mains n’en est pas moins précieux. Un geste, un tout petit geste de colibri de notre part produira un jour son effet papillon et contribuera à relever les défis sociaux et environnementaux qui nous attendent. Ne doutons pas un instant de notre puissance, mais osons, osons sans plus attendre, car c’est bien maintenant qu’il faut agir ! N’attendons pas le jour ou notre petite fille ou petit fils viendra nous demander : Dis-moi papy ou dis-moi mamy, tu as fait quoi toi pour sauver la planète ?

Si, en conscience et responsabilité, chacun peut orienter son mode de vie quotidien en ce sens, il est aussi possible d’agir de manière plus collective, plus constructive, au niveau local, pour engendrer le mouvement de cette boucle vertueuse. Ce que je souhaite, c’est que Pelissanne devienne une ville pilote, la première du Pays Salonais dont la municipalité aura clairement fait le choix d’entrer pleinement dans la Transition.

Si le programme de « REUNIR PELISSANNE » s’inscrit dans la lignée de celle de l’association « Pays Salonais en Transition (PST) » et du « Pacte pour la Transition », c’est bien à nous, les pélissannais, qu’il nous revient de contribuer au renouveau d’un Pelissanne où il fera bon vivre, où les arbres auront repris du terrain sur le béton et le bitume et où le centre-ville, le cœur de notre village, aura enfin retrouvé son animation et sa vitalité d’antan.

La ville semble bien « gérée » me direz-vous !

Savoir gérer une ville ne se limite pas simplement à présenter un équilibre budgétaire à ses concitoyens. L’urbanisation périphérique de Pelissanne explose quand l’âme du centre-ville vidée de sa substance se meurt ! Cela fait 18 ans que ça dure mais le mouvement s’accélère.

Alors qu’est-ce qu’on fait ? On choisit de « Continuer encore Pelissanne » ou on change radicalement de cap pour laisser place à une équipe enthousiaste au programme dynamique, ambitieux et audacieux incarnée par « REUNIR PELISSANNE » ?

Je rêve d’un Pelissanne dont chaque citoyen pourra être co-architecte, où chacun, du plus jeune au plus ancien, trouvera une place où s’épanouir, fier de sa ville retrouvée.

N’attendons pas 2026 pour entrer en Transition !

Patrick.

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