Il y a 6 mois presque jour pour jour nous allions à la rencontre des commerçants du centre ville pour comprendre l’impact des travaux sur leur activité. Nous avions rencontré une bonne quinzaine d’entre eux dans leur magasin. Ils nous avaient presque tous exprimé la difficulté de leur situation, leur perte de chiffre d’affaire et la difficulté de se faire indemniser face à une municipalité réticente à les soutenir. Depuis, certains (par exemple la fromagerie…) ont fermé.

Les quelques rares qui étaient confiants à l’époque ont depuis changé de discours.

Le dimanche matin, sur le chemin du marché, on flâne chez les commerçants du centre ville qui sont ouverts et on discute. Hier matin, j’ai ainsi pu discuter longuement avec l’un d’entre eux. Il y a six mois, il était confiant, il avait anticipé les travaux et pensait s’en sortir. Aujourd’hui, il a enregistré une baisse d’activité de plus de 20% sur six mois et ne se verse pas de salaire depuis plusieurs mois. Les démarches d’indemnisations, si elles ont le mérite d’exister, sont longues, incertaines et très incomplètes. Par exemple, seuls les jours correspondants aux travaux «de surface » peuvent être indemnisés, tous les jours de travaux sur les canalisations, évacuations etc… ne sont pas comptabilisés.

 

Au delà de la perte sèche liée aux travaux et des indemnités difficiles à obtenir, l’inquiétude la plus grande se trouve dans la désertification du centre ville.

« Le changement de sens de circulation a tué le centre ville, plus personne ne passe par la place Pisavis » « Les gens ont perdu l’habitude de venir dans le centre pendant les travaux » « Dans ces conditions, on ne s’en sort plus »

Même les commerçants qui hier fonctionnaient bien et avaient un discours optimiste tiennent aujourd’hui des propos alarmiste.

Veut-on à Pélissanne d’un centre ville déserté ? La majorité municipale finira t elle par se saisir de ce dossier ?

La place Cabardel pendant les travaux

La place Cabardel pendant les travaux